Ce samedi 9 août, dans la commune de la Nsele, l’ASBL Les Femmes qui rêvent grand a organisé la deuxième édition de sa journée de réflexion consacrée à l’impact de la précarité parentale sur la jeunesse. Cette rencontre a réuni des responsables religieux, des parents et des jeunes autour du thème « Changement de mentalité ».
L’objectif principal était de sensibiliser particulièrement les filles vivant dans ce milieu à l’importance des études et du travail. La fondatrice de l’association a souligné la nécessité d’instaurer un service social dédié à l’encadrement des jeunes pour mieux répondre à leurs besoins spécifiques.
« Au-delà de l’encadrement spirituel, l’Église doit orienter les jeunes, les encourager à travailler et à poursuivre leurs études. Pour les enfants en conflit familial, il est essentiel de dialoguer avec leurs parents afin de trouver des solutions adaptées. En RDC, nombreux sont les enfants contraints de vivre dans la rue pour diverses raisons. Les Églises et les ONG humanitaires ont un rôle crucial d’intervention », a-t-elle insisté.
Aux jeunes confrontés au chômage, Mme Amondo a lancé un appel à bannir la paresse et les complexes, en les invitant à choisir un métier, même modeste, en attendant un emploi conforme à leur niveau d’études, car « il n’existe pas de métier dévalorisant ». Elle a aussi présenté plusieurs formations proposées par l’association pour combattre le chômage.
Le pasteur présent a rappelé que
« l’Église a une grande responsabilité et constitue un partenaire direct de l’État. À chaque prise de décision, l’État doit la consulter, car elle incarne la société civile. L’Église facilite la vie des fidèles, car il est difficile d’appliquer les recommandations spirituelles sans résoudre les problèmes sociaux. Elle cherche ainsi à promouvoir l’autonomie des jeunes. »
En RDC, l’Église joue un rôle aux multiples facettes : pilier social, acteur politique et moteur du développement économique.
La vision de l’ASBL Les Femmes qui rêvent grand est de construire une société inclusive où chaque jeune, et en particulier les filles, puisse accéder à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’autonomie économique. L’objectif est qu’elles contribuent activement au développement du pays.
Les formations offertes vont bien au-delà de la simple acquisition de compétences techniques. Elles s’inscrivent dans un accompagnement global qui valorise l’épanouissement personnel et professionnel des jeunes. En collaborant étroitement avec les acteurs locaux, les institutions éducatives et les familles, l’ASBL crée un cadre solide pour l’encadrement des filles, favorisant leur insertion sociale et économique, tout en luttant contre le chômage et la précarité.
Gloria kisenda

