La députée nationale Christelle Vuanga Mukongo a récemment exprimé des accusations graves à l’encontre du bureau de l’Assemblée nationale, affirmant que sa proposition de loi sur la drépanocytose, déposée en 2022, a été bloquée au profit d’une initiative similaire de l’honorable Antoine Ntabala. Cette situation soulève des questions sur la transparence et l’équité au sein de l’Assemblée.
Dans une déclaration publique, Vuanga a dénoncé ce qu’elle considère comme du favoritisme et du clientélisme, déclarant que le bureau de l’Assemblée a favorisé Ntabala en raison de son appartenance politique. Elle a demandé des explications sur les critères qui ont conduit à la priorisation de la proposition récente de son collègue.
Face à ces accusations, un membre de la Cellule de Communication de l’Assemblée nationale a tenu à clarifier la situation. Selon lui, la proposition de Vuanga est désormais caduque, car elle n’a pas été réintroduite dans le cadre de la nouvelle législature. Il a expliqué que tout texte non achevé lors d’une législature précédente doit être redéposé pour être examiné.

Le bureau a également souligné que la proposition de Ntabala, introduite en mars 2025, a respecté toutes les étapes législatives requises, ce qui a permis son alignement à l’ordre du jour.
Bien que les deux propositions traitent de la drépanocytose, elles diffèrent sur plusieurs points cruciaux. Ntabala se concentre sur la lutte contre cette maladie, tandis que Vuanga aborde la protection des personnes vulnérables. Des experts ont noté que les deux textes présentent des approches, des structures et des contenus distincts, ce qui remet en question les accusations de plagiat.
Certaines voix au sein du Parlement ont appelé Vuanga à se rapprocher de Ntabala et de la commission concernée pour collaborer à l’élaboration d’une loi enrichie. Plutôt que de se concentrer sur les accusations, il serait plus constructif de travailler ensemble pour améliorer les conditions des enfants drépanocytaires en République Démocratique du Congo.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels fait face le système législatif en RDC. Les députés sont appelés à dépasser les rivalités politiques et à unir leurs efforts pour servir au mieux l’intérêt général. La collaboration et le dialogue sont essentiels pour avancer vers des solutions efficaces pour les citoyens.
Moseka

