Chaque avant midi, vers 10 heures, Angèle kyela quitte son domicile au Camp Luka dans la commune de Ngaliema, panier sous le bras, pour rejoindre la boulangerie Pain victoire Là, elle récupère ses pains chauds et entame sa tournée, qu’elle termine souvent au carrefour animé de Matonge, où elle est bien connue.
Veuve et mère de six enfants, Angèle n’a jamais baissé les bras. En 2013, après avoir été refoulée de la République du Congo, elle a décidé de se relever. Observant les femmes de son entourage, elle a choisi de se lancer elle aussi dans la vente de pain pour faire vivre sa famille.

Depuis plus de dix ans, grâce à ce commerce, elle parvient à payer la scolarité de ses enfants et à couvrir les besoins essentiels du foyer.
Mais le chemin n’est pas sans danger. Parfois, sur le chemin du retour, elle croise des agresseurs. Heureusement, elle et d’autres vendeuses ont pris l’habitude de rentrer en groupe pour limiter les risques. Cette solidarité silencieuse leur permet de poursuivre leur travail malgré les menaces.
« Je me bats pour que mes enfants aient un avenir meilleur. S’ils étudient bien aujourd’hui, c’est pour qu’ils n’aient pas à lutter comme je le fais », confie-t-elle avec une lueur d’espoir dans les yeux.
À travers son parcours, cette commerçante de 50 ans encourage toutes les femmes à rejeter la paresse, à croire en elles-mêmes et à contribuer activement au bien-être de leur famille. Son histoire est une leçon de courage, de solidarité et de persévérance.
Moseka

