L’artiste congolaise Rhema Cèdre, connue pour sa musique engagée, a annoncé la sortie de son nouveau single intitulé « Elle Crie », prévue pour le 7 avril 2025. Cette chanson fait suite à son précédent succès « Saudade » et s’inscrit dans sa démarche artistique de sensibilisation aux problématiques sociales.
Dans une interview accordée à Moseka.info le 04 Avril, l’artiste a expliqué la portée symbolique de ce morceau et son engagement personnel dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
À travers « Elle Crie », Rhema Cèdre dénonce la souffrance des femmes congolaises, en particulier celles de la région de l’Est de République démocratique du Congo, qui subissent les conséquences dramatiques des conflits armés alimentés par des intérêts extérieurs, notamment le Rwanda, depuis plus de trois décennies.
Selon l’artiste, ce morceau est « un cri du cœur, un cri d’âme », un témoignage sonore de la douleur et de la résilience de ces femmes prises dans le tourbillon de la guerre.

« Ce morceau est une prière douloureuse, un chant de vérité. Derrière chaque guerre, il y a des corps profanés, des cœurs éteints, des voix étouffées. Il est crucial de refuser l’indifférence, » a expliqué Rhema Cèdre lors de l’interview.
En évoquant la situation actuelle de son pays, l’artiste insiste également sur l’importance de la culture dans la promotion de la paix. Elle souligne que « la culture peut guérir, unir et dénoncer ». Pour elle, la musique et l’art ont le pouvoir de porter les souffrances, d’éveiller les consciences et de rassembler les individus autour des idéaux de paix et de réconciliation.

« La culture doit porter la mémoire, éveiller les consciences, et rallumer l’espérance, » a-t-elle ajouté.
Rhema Cèdre, passionnée de musique depuis son enfance, est devenue une figure montante de la scène musicale congolaise. Elle mêle avec succès différents genres musicaux, notamment le Djanadubstep, une fusion innovante de dancehall, jazz, afro, ndombolo et dubstep, et utilise sa musique comme un véhicule de messages sociaux puissants.
Signalons que, dans ses collaborations, l’artiste a également travaillé avec des musiciens de São Tomé et du Sénégal, notamment lors de la Biennale de São Tomé et Príncipe, où elle a participé au projet « Saudade – Maman Africa ».
Gloria kisenda
